Photo officielle du Canon Eos R

Salut les artistes,

Il y a un article qu’il me tenait vraiment à coeur d’écrire : un test du Canon Eos R.
Ceux qui me connaissent savent que j’aime travailler en très basses lumières car je suis un “drôle d’oiseau de nuit”. En effet, je passe plus de temps à photographier la nuit ou des silhouettes étranges. Est-ce en raison de mon attrait pour la musique métal ? Ma passion pour l’occultisme, la féérie et les mystères ? Qu’en sais-je, cela fait parti de ma personnalité. Mais voilà, je n’étais pas forcément équipé pour réaliser ce que j’avais en tête.

Pourquoi le Canon Eos R

Lorsqu’il à été annoncé, le Canon Eos R m’a vraiment fait de l’oeil pour ses performances vantées en basses lumières. A ce moment, j’étais équipé seulement d’un Canon Eos 700D. Un appareil au capteur APS-C qui ne me permet pas d’aller au delà de 1600 ISO en basse lumière pour avoir un rendu exploitable avec un objectif très lumineux (3200 ISO pour les cas de voie lactée car le bruit numérique y est moins dérangeant).

Seulement voilà, à sa sortie la critique était particulièrement sévère, surtout par les youtubeurs qui l’ont démoli en raison de ses capacités vidéos loin de ce que propose la concurrence, principalement Sony avec sa gamme Alpha 7 largement déclinée (rappelons que Sony à l’avantage d’avoir 7 ans d’avance sur la technologie de l’hybride plein format. Mais que Canon à presque 100 ans d’expérience dans l’optique et la photographie). 
Donc bien sûr, le Canon Eos R propose la vidéo 4K seulement à 30 images/secondes avec un facteur crop x1,7. Mais n’oublions pas que c’est un appareil photo avant d’être une caméra, et que Canon à fait le choix de proposer des appareils photos ET des caméras. Canon s’est donc concentré sur les performances photographiques de cet appareil. Et croyez-moi qu’elles n’ont pas à rougir de la concurrence.

Après cette présentation personnelle, j’aimerais vous indiquer que cet article ne sera pas une énième review complète comme on trouve par milliers et forts bien écrites. Ici je vais surtout me concentrer sur la raison pour laquelle j’ai choisi le Canon Eos R et pas un Sony Alpha 7R IV ou un 5D Mark IV de chez Canon.

Tout d’abord je n’aime pas l’ergonomie Sony. C’est une question d’habitude à l’utilisation, mais Canon peut se targuer d’avoir la meilleure ergonomie d’appareil, la plus simple et la plus intuitive. Et puis il y a aussi le prix. Bien que les critiques le trouvent cher pour son rapport qualité/prix (toujours en raison de la 4K 30 fps), à capteur égal, il embarque bien des fonctions utiles pour 1000€ de moins que ne le propose le Canon 5D Mark IV.

Bon ok pour tout le bla-bla mais on veut voir.

J’y viens.

C’est donc en allant sur mon spot préféré, un champ de menhirs en bord de route, que j’ai voulu essayer ce boitier. La séance n’était pas une séance Voie Lactée car en cette période (fin novembre), elle est trop couchée pour être facilement visible sous nos latitudes Ce sera donc un simple paysage étoilé, en silhouette comme j’aime.

Sachant que je pouvais aller largement au dessus de 3200 ISO avec ce capteur plein format, puisqu’il était annoncé pour ses performances, j’ai décidé de monter à 5000 ISO, avec un objectif peu lumineux puisqu’il s’agit du RF 24-105 f/4 L. On est donc loin du f/2.8 donné par mon objectif fish-eye 10mm Sigma DC EX pour APS-C. Mais ce n’est pas grave puisque avec mon APS-C je ne peux pas monter aussi haut.

Paysage nocturne en silhouette de l'alignement de Kerzrho
Canon Eos R – 24mm – f/5.6 – 5000 ISO – 28 secondes

C’est donc à ouverture f/5,6 (soyons fous) sur une longueur focale de 24mm que j’ai décidé d’opérer.
Ce que l’on constate de prime abord, c’est ce dégradé du ciel qui part des sources lumineuses au loin et ses très nombreuses nuances qui vont se fondre dans le vignettage (que j’ai renforcé pour donner un aspect mystérieux à la photo). Ce que l’on constate également, ce sont les nombreuses étoiles visibles même dans les parties claires.

Je n’obtiens pas une telle définition sur mon 700D. La photo à été très peu traitée et le débitage en post-production très léger car le bruit numérique était très peu visible. Des prouesses de performances bien loin au dessus de mon capteur APS-C.

Montée en ISO extrême

La curiosité m’a poussé à vouloir essayer d’aller encore plus loin. J’ai décidé de monter à 12 800 ISO et d’éclairer mon paysage pour voir ce que le Canon Eos R à dans le ventre. Et là c’est une merveilleuse surprise qui s’offre à moi. J’obtiens un résultat encore exploitable !!!
La photo que je vais vous montrer ci-après n’a aucun but artistique mais n’est qu’un simple test de performance sans aucune retouche (à part un rehaussement de la vibrance).

Paysage nocturne éclairé du champ de menhirs de kerzerho
Canon Eos R – f/4 – 24mm – 12800 ISO – 17 secondes

12 800 ISO et l’image est parfaitement lisible. Mieux on y voit des détails très intéressants comme les étoiles qui brillent à travers les nuages. Je n’aurais vraiment aucun mal, cet été, à faire des photos de Voie Lactée très poussées en ISO pour avoir d’avantages de détails dans le bras de la galaxie. Je vous montre maintenant un détail de la photo, un zoom à 200% pour que vous puissiez constater du niveau de bruitage qui, certainement gênant pour une photo couleur en journée, ne sera absolument pas problématique pour une photo de paysage nocturne.

Détail de la photo zoomée à 200%

Voilà, j’espère que vous comprenez pourquoi je ne peux en aucun cas regretter mon choix sur le Canon Eos R. Avec mon APS-C Eos 700D et un objectif plus lumineux, j’ai beaucoup plus de bruit numérique à 3200 ISO.

Si vous hésitez à choisir ce boitier, j’espère que cet article complémentaire aux nombreux du web vous apportera ce que vous recherchez.

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Colin