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Mes chers lecteurs mais aussi, bien évidement, lectrices (ne comptez pas sur moi pour employer l’écriture inclusive, cela ne fait pas parti de mon éducation grammaticale), c’est un premier live-report que je rédige ici, pour partager avec vous un beau moment de concert, le concert de Amir au Brest Arena. Avec en cadeau pour vous une galerie photo que vous trouverez ici de ce merveilleux concert.

Si vous me connaissez, ou que vous déduisez mon univers par rapport aux photos présentées sur ce site, vous vous posez la question « qu’est-ce qu’il est allé faire au concert de Amir ? Ce n’est pas son style ». Vous pourriez avoir raison car j’ai une grande âme metalleuse. Mais en réalité, j’aime aussi énormément la musique colorée, les rythmes pop, électro, la variété, le classique et même certains artistes rap. Comme dit l’adage : « il n’y a pas que le riz et les pâtes dans la vie ».

Avant-Propos

Tout d’abord, comment en est-on arrivé là ?

C’est une belle histoire qui m’a amené à pouvoir photographier le concert d’Amir alors que je ne travaille pour aucun média de press, je vous la raconte rapidement. Tout d’abord, je suis cet artiste depuis son passage à The Voice. J’ai été très attiré par son aura de lumière et de simplicité. Ma maman ayant tout de suite accroché, j’ai entrepris de lui offrir chaque album qui sort. Puis l’album Ressources est sorti en 2022. Là j’ai opté pour l’édition collector spéciale fans, numéroté et dédicacé par Amir. Il y avait également dans le coffret un ticket qui pouvait permettre de voir Amir pour une séance selfie. La tournée ayant été annulée cause Covid-19, j’ai accompagné mes parents au concert à Rennes le 2 novembre 2022, nous avons pris ce coffret pour tenter d’accéder à Amir en backstage. Ce qui à fonctionné. J’ai pu discuter un peu avec lui et lui ai demandé simplement, avec un peu de culot tout de même, s’il acceptait de m’inviter comme photographe du concert pour sa date du lendemain à Brest. Ayant discuté un peu avec lui, je lui ai expliqué que je suis photographe professionnel et passionné par la photo de concert. Que je couvre habituellement des concerts de métal mais que j’ai tellement aimé sa scénographie, son énergie et les lumières de son spectacle (spectacle qui vaut vraiment d’être vu), sans se poser de question, il a simplement accepté avec un large sourire. Son garde du corps ayant remarqué mon sweat Hellfest à été très surpris de cette demande. Un bon moment de rigolade.

Comme pour tout reportage photo de concert, ne sont autorisés les photos que sur les 3 premières chansons. Ceci afin de ne pas déranger le public et le reste étant réservé au photographe officiel de la production.

Rendez-vous au Brest Arena

C’est après 2 heures de routes que j’arrive enfin au Brest Arena. Une très grande salle prévue pour les spectacles et événements sportifs (notamment le handball). Un très beau bâtiment moderne, circulaire qui, vu sous un certain angle peut faire penser à un paquebot minimaliste et futuriste. Les accès à la salle sont organisés comme une arène romaine et ses « vomitorium ». Un vomitorium est un ensemble de passages sur plusieurs niveaux qui permet à la foule d’entrer ou de sortir en facilitant la circulation. Ce qui évite des bouchons qui peuvent être dramatiques en cas d’incident.

Ce qui m’a déstabilisé, en tant qu’adepte de concerts ou festivals dont le public « s’éclate » littéralement dans des pogos endiablés, ici le concert était avec public assis. Ceci m’a également troublé car lorsque j’ai vu le concert du chanteur en 2019 à Rennes, c’était un concert debout. Mais cela prend son sens lorsque l’on découvre la mise en scène du concert.

Début du concert : Première partie

Dans l’organisation de son concert, Amir à offert à son public une première partie. En allant au concert sur 2 dates différentes, j’ai pu profiter d’une double surprise. En effet, sur chaque date, la première partie est un groupe invité par Amir, mais différent à chaque fois. En effet à Rennes, j’ai pu retomber en enfance avec le groupe Médoc Générics qui chante les génériques de dessins animés qui m’ont bercé ainsi que tous les enfants nés dans les années 80’.

Quant à Brest, et bien c’était un groupe d’un tout autre registre, pop-folk cette fois-ci, « O c’est nous » de nous enchanter en première partie. Ce trio de jeune femmes nous embarque avec une musique chaleureuse et festive, bien qu’une chanson soit très intime à l’une des membres. Ce passage sur scène était très agréable vu la tempête qui sévissait dehors.

Malheureusement pour les fans venus au concert de Nantes, la première partie à été annulée.

Amir – Le moment tant attendu

L’entracte est arrivé, le premier groupe à fini sa représentation. 20 minutes se passent, la pression monte, le public s’impatiente. Les techniciens installent la scène provoquant quelques faux espoirs par moment quand, tout d’un coup, Un énorme écran s’allume derrière la scène. Helmer le cochon (que ceux qui ont grandit avec l’émission « ça cartoon » connaissent) vient annoncer, de manière humoristique le concert. Puis il repart (en Australie pour présenter un autre concert) laissant une musique commencer. C’est l’introduction de « Ce soir » qui tourne en boucle. L’écran diffuse une lumière qui fait paraître les musiciens en ombres chinoises derrière les éléments de décors. Chacun vient s’installer, tour à tour, à sa place, sous les acclamations du public.
Une fois que chacun s’est installé et à commencé à jouer, c’est au tour du rayonnant Amir d’apparaitre. La foule est heureuse et hurle son plaisir tout en applaudissant avec force. Le chanteur est ravis, le sourire jusqu’aux oreilles, il chante. Bien entendu c’est un homme qui à la bougeotte. Un Zebulon qui ne tient pas en place sur scène et danse sans cesse, pour le plus grand plaisir des spectateurs. Il enchaine sur les 3 premières chansons dans une grande énergie, avant de s’adresser au public pour exprimer sa joie. Amir assure un spectacle digne de l’image qu’il renvoie à la télé. C’est frais, c’est dynamique, il se montre proche du public et surtout il parle entre chaque chanson, ou presque, pour introduire le sujet de la chanson à venir, et joue même sur le fait d’être dentiste pour justifier « Mec Normal ». Comment ? Je vous laisse le découvrir en allant à son concert. Cette mise en scène est ce que l’on appelle de la scénographie.

La gagnante du concours #unzénithavecamir

Lorsque vient le moment de la chanson Carroussel, Amir annonce une surprise. La chanteuse Indila ne pouvant assurer la tournée pour une seule chanson, Amir avait organisé un concours sur Tik Tok. Ils demandait aux fans qui savent chanter de faire une vidéo où ils doivent faire leur meilleure version de Carroussel. Pour l’occasion, Amir avait mis à disposition en ligne une version instrumentale de la chanson pour que chacun puisse la présenter avec l’accompagnement.

Ce jour là c’est une talentueuse jeune fille de 17 ans qui se voit l’honneur d’interpréter les textes d’Indila en réponse à Amir. Une très belle prestation de la part de la TikTokeuse à qui l’on souhaite un beau et long parcours musical.

Après le duo, un duo virtuel

Après la prestation en duo avec la jeune chanteuse, Amir redémarre de plus belle avec toujours autant d’énergie. Arrive le moment de 1+1, chanté normalement en duo avec Sia. Présenté avec un message de remerciement au public. Sia n’étant pas là non plus pour les mêmes raison que Indila, elle est remplacée par une animation virtuelle sur l’écran géant derrière la scène qui illumine et anime les prestations depuis le début du concert. Une Sia en 3D, plutôt amusante avec sa tête démesurément grosse par rapport au petit corps, à la manière des poupée Pop que l’on trouve dans les rayons jouets. On aurait peut-être préféré une représentation holographique qui correspondrait mieux au personnage de Sia mais il me semble que cette technologie est sous licence et les droits d’utilisation sont juste indécents. Le privilège du monopole… En revanche tous les musiciens portent, le temps de cette chanson, une perruque de Sia bicolore (coté blond, côté noir) avec un noeud sur le dessus. Et franchement si au stand de goodies il y en avait eu à vendre, je crois que j’en aurais acheté une parce qu’elle est vraiment très rigolote et promet des soirées très amusantes entre amis ou en karaoké (il à des idées bizarres le monsieur métalleux).

Retour à la normal et re-participation du public

Après le morceau festif à l’animation plutôt sympathique 1+1, une fois que les perruques sont rangées, commence l’espoir avec « On verra bien ». Une chanson qui nous enseigne de ne pas trop s’attarder sur les détails ou les échecs. Il faut affronter la vie et ne pas la subir. Un chanson qui me touche particulièrement car par deux fois déjà la mort à failli m’emporter de justesse, la dernière étant en septembre 2021 avec un Covid sévère duquel je n’aurais pas dû revivre. « On verra bien, on verra le bien, le tout dans le rien, l’infini dans chaque fin. On verra bien, on verra demain ce que l’on retient, fera ce que l’on devient ». Ce refrain devrait resté en mémoire de chaque personne, surtout celles pour qui la vie est un réel combat. Tout le monde n’a pas les même facilité, mais si l’on arrive à se détacher, alors on se sent plus léger. Ça c’était pour l’instant morale.

La chanson suivante est annoncée par une demande de participation du public. Autant la première était prévue par le concours, autant celle-ci arrive comme une surprise (bien que les inconditionnels d’Amir, celles et ceux qui vont à tous ses concerts, ont déjà vu cette interaction). En effet, Amir demande à une fille qui s’est faite larguer récemment, pour qui la douleur est encore là de monter sur scène avec lui. Malheureusement la jeune fille sélectionnée était mineure. Choisie au hasard dans le public, Amir fut gêné en la voyant arriver avec ses 14 ans et dut la renvoyer (avec tout le tact et la délicatesse dont il est capable pour ne pas la blesser), ce qui est dommage vu l’énergie qu’elle à employé pour descendre les gradins par la barrière comme une Lara Croft en pleine aventure, et sélectionner quelqu’un d’autre. Cette fois-ci bonne pioche, la jeune femme est majeure et sa blessure est encore fraîche. Cette fois-ci, pas question de chanter, juste s’assoir pendant que Amir lui chante la déclaration d’amour « Toi » et que les personnes qui accompagne la chanceuse filment la prestation pour l’envoyer aussitôt à l’ex afin de lui faire regretter son départ. Une attention qui ne peut que cultiver l’amour du public. On a rarement vu un chanteur faire autant participer le public. Une fois la chanson terminée, il demande à la jeune conquise si elle accepte. Celle-ci doit lui répondre « non » afin qu’il enchaine sur « Comme il faut » afin d’exprimer la douleur du cœur de l’homme esseulé par l’élue de son cœur. Car oui, un homme souffre aussi de ce type de blessure et ne supporte pas non plus les excuses bidons comme « tu es trop gentil ». 

Fin de concert et beaucoup d’amour

S’ensuit l’une de mes chansons préférées du répertoire de Amir « Rétine » (avec « Longtemps ». Oui je sais, il est romantique pour une brute qui écoute de la musique de sauvages). Suit ensuite un Medley puis vient la chanson qui est la plus belle preuve de gratitude envers sa mère « On Dirait » où Amir fait le tour de la salle, profitant d’un bain de foule bien plus agréable que celui d’un politicien. Amir termine avec une chanson d’amour un peu particulière. Une chanson qu’il joue au piano, un merci à la vie dédiée à la naissance de son enfant « Ma Lumière ». Une chanson qui touche profondément notre artiste préféré car il réalise que ces nouvelles responsabilité l’ont fait grandir d’un coup. On ressent l’émotion du chanteur à sa façon de jouer, qui n’est pas tout à fait la même d’une soirée à l’autre. Des pauses plus ou moins longues, des arrêtes parfois qui révèlent une larme qui à besoin de sortir, bref le plus beau de l’humanité : l’amour d’un père à son bébé.

Le concert est terminé mais…

Sur cette note toute en poésie se termine le concert. Bien entendu un rappel est prévu, quand il n’y en a plus, il y en a encore. Ce sont pas une, ni deux mais trois chansons qu’Amir et son groupe ont prévu de jouer pour remercier le public qui s’était amassé devant pour danser au plus prêt de l’interprète. On commence par « Longtemps » (pour mon plus grand plaisir), suivi de « Les rues de ma peine » et « J’ai cherché ». Des chansons qui envoient des messages d’espoir à celles et ceux qui n’ont pas encore trouvé l’amour de leur vie.

Le concert se termine avec un générique affiché sur l’écran, façon cartoon, avec les noms des musiciens qui ont assuré avec brio la partie musicale du show et qui l’accompagnent depuis 6 ans déjà.

  • Jérôme Quériaud (guitare et chœur)
  • Hugo Marcus (Guitare)
  • Mathieu Llopart (basse)
  • Julien Botas (batterie)
  • Jay-B Genty (clavier)

C’est un total de 19 chansons qui auront été interprétées sur ce concert de presque 2h, sans compter sur la demi-heure de première partie. De nombreuses surprises, une implication permanente du public qui s’est levé pour danser près de la scène (alors que le concert était prévu assis). Je note une différence de public avec Rennes qui avait environ 3000 personnes contre 2500 à Brest. A Rennes le public s’est levé très tôt durant le concert pour aller danser tandis qu’à Brest, le public à profité assis jusqu’à ce qu’Amir les invite à se rapprocher.

Je ne vous mets pas la set-list de ce qui à été joué, j’en ai déjà bien assez dit et vous invite à aller découvrir le concert sur place si vous le pouvez. Il reste encore de nombreuses dates sur la tournée. 

En revanche, vous trouverez ici la galerie complète des photos du concert que j’ai eu l’honneur de pouvoir prendre afin de les partager avec vous. Vous pouvez suivre mon actualité photographique sur mon Instagram : @colin.cdm

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